Par une belle journée du mois de mars mes pas m’emmenèrent vers la ville de LAON, Préfecture du département de l’Aisne en région Picardie.
Ville fortifiée sur une colline, Laon possède de nombreux monuments médiévaux, des hôtels particuliers et des maisons des xvie, xviie et xviiie siècles en grand nombre, notamment dans les rues Sérurier, Saint-Jean, Saint-Cyr ou Vinchon, véritables musées urbains.
Son sous-sol est sillonné de souterrains, carrières et puits dont la préservation est l'un des enjeux patrimoniaux actuels. Située à son sommet, sa cathédrale lui a valu le surnom de « Montagne couronnée ».
Laon, pour sa partie la plus ancienne (la ville haute), est édifiée sur une butte-témoin qui domine la plaine environnante d’une centaine de mètres.
Cette butte, détachée de la cuesta, est essentiellement composée de sables. Les niveaux supérieurs sont constitués d’argile de Laon (Cuisien), de sables grossiers et de calcaires du Lutétien. Les argiles sont à l’origine d’une nappe aquifère qui donne naissance aux sources situées aux pieds des remparts de la ville haute. Celles-ci ont été aménagées en fontaines et abreuvoirs.
En 2010, la commune comptait 25 986 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. La commune occupe le 311e rang au niveau national, alors qu'elle était au 295e en 1999,
ORIGINE DE LA VILLE
Avant et pendant le moyen-âge LAON fut entre autres appelée successivement LAUDUNUM, LUGDUNUM CLAVATUM, LAUDUNENSIS et LAODUNUM, toponymes dans lesquels on retrouve le vieux mot gaulois « dunos » signifiant « Château Forteresse ». Il est ici associé au nom du dieu gaulois le plus vénéré LUG.
Le tracé des remparts de la Cité, reconstruits ou agrandis à l’époque carolingienne, est totalement inconnu. Entre 497 et 513, saint Remi, natif de la région Laonnoise, élève Laon à la dignité de cité par la création d'un évêché démembré de celui de Reims. Au xe siècle, au pouvoir épiscopal s’ajoute le pouvoir royal, Laon étant un lieu de résidence fréquent des derniers rois carolingiens. La cité renferme la cathédrale, reconstruite dans le premier tiers du ixe siècle, la résidence de l’évêque et le cloître des chanoines au nord, et, au sud, le palais royal.
En évoquant la ville dans une lettre à son épouse Adèle, Victor Hugo écrivait ceci: « Tout est beau à Laon, les églises, les maisons, les environs, tout… »
BOYER Marie-France