Cette ville de 32000 habitants environ se trouve dans le pays de Caux, département de la Seine Maritime, région Haute Normandie. C’est un port important situé à l’embouchure du fleuve côtier l’Arques qui se jette dans la manche .Son histoire est ancienne, mais débute réellement au Xème siècle (910) avec les vikings qui s’installèrent en Normandie. Elle se développa tout au long des siècles mais fut en partie détruite par un bombardement anglo-hollandais en 1694 (la plupart des maisons étaient en bois) puis pendant la seconde guerre mondiale. Il reste cependant quelques vestiges de sa splendeur passée lorsqu’on se promène dans la vieille ville au pied du château. C’est là que j’ai débuté ma visite.
L’église Saint Rémy construite à partir de 1522 est un bel exemple de l’architecture gothique et renaissance qui fut terminé après la fin des guerres de religions au XVIIème siècle.
Elle remplaça l’ancienne église du XIIIème siècle détruite au XVème siècle et dont il ne reste plus qu’un vestige très abîmé au pied du château, la tour Saint Rémy.
Pour aller voir la mer que nous entendons au loin, nous passons par une ancienne porte, dernier vestige des remparts et arrivons sur le front de mer qui est très moderne et pas très beau, mais nous pouvons admirer les galets et les falaises de la côte d’Albâtre.
Au loin, un ferry qui fait la navette avec l’Angleterre nous rappelle que nous sommes dans un port.
Nous remontons maintenant vers le château doucement car le chemin est très escarpé. Pour les moins courageux, il y a un parking tout en haut de la colline mais nous ne l’avons su qu’à la sortie.
Ce Château construit depuis le XIVème siècle fût très souvent remanié au cours des ans et fût occupé par la caserne Ruffin jusqu’en 1923.Il présente pour cela une architecture composite et variée de silex, de grès et de briques et même de bois (colombages)
En passant, voici un vieux canon
D’autres canons plus anciens qui devaient défendre la forteresse au XVIIIème siècle.
Une épave de chaloupe.
Une vieille pompe à main du XIXème siècle sans doute destiné à lutter contre les incendies qui étaient si fréquents autrefois.
Un grand Bi égaré.
Cette forteresse austère abrite aujourd’hui un musée très intéressant .L’entrée est discrète mais à l’intérieur, c’est tout autre chose et nous commençons la visite.
Elle présente la plus belle collection d’ivoire sculpté d’Europe car c’était une ancienne spécialité des Dieppois.
De la nacre aussi…
Nous pouvons admirer aussi des œuvres de peintres célèbres tels que les impressionnistes Camille Pissarro et Claude Monet.
D’autres sont moins connues mais nous montrent des vues de Dieppe à travers le temps.
Au passage, voici le mobilier du salon du célèbre pianiste-compositeur Camille Saint-Saëns.
A la fin de la visite, nous ressortons par le pont de pierre et faisons le tour du château.
La vue panoramique sur la ville est magnifique et nous pouvons admirer le front de mer immense avec le casino et les hôtels malheureusement d’après-guerre qui nous rappellent que Dieppe fût la ville balnéaire la plus importante de France jusqu’en 1914.
L’église Saint Jacques fût construite en 1283 dans un style gothique flamboyant et terminée au XVIème siècle.
Puis nous redescendons vers le centre-ville pour acheter du poisson frais car Dieppe est aussi un grand port de pêche, célèbre pour les coquilles St Jacques.
Voici le Café des tribunaux, vieille maison place du Puits-salé.
La nuit tombe tôt car nous sommes en hiver (fin novembre) et le château s’illumine.
Une belle journée se termine et sur le chemin du retour, je pense que je reviendrai y faire un tour aux beaux jours.
Benoît LEBORGNE