
Querelle pour un clocher
Le Petit clocher de la façade nord de l'église Saint Laurent ●,survivance de
la construction de l'église primitive, abritait encore, à la fin du XVIIIe siècle, les cloches qui sonnaient les messes basses et les enterrements des pauvres gens,
quand le curé, Monsieur Longuépée, ses marguilliers●● et quelques habitants décidèrent qu'il fallait le démolir, jugeant qu' il ne servait plus à rien. La majorité des beaumontois
s'avéra en désaccord avec son curé ; pour des funérailles, faire sonner les cloches du petit clocher coûtait moins cher que de mettre en branle celles de la tour
!
Une assemblée réunissant le procureur général du Roi, curé, marguilliers et notables a lieu le 23 octobre 1779. « Des experts émettront leur jugement », tel est l'arrêt de la Cour du 12 décembre 1780.
Une pétition contre la démolition, signée par onze artisans et commerçants de la ville, entraînés par Louis Douceur, marchand farinier, ex-échevin et ancien ....marguillier, circule en 1781 alors que se réunissent les experts dont le procès-verbal du12 décembre 1781, rédigé par Jean-Pierre Charles, procureur du Roi au bailliage de Pontoise, confirme la démolition du petit clocher, la vente de ses deux cloches dont le produit sera utilisé pour les besoins de la Fabrique ●●●
Le petit clocher disparaît, il n'en reste que la base que l'on voit encore aujourd'hui. Au mécontentement d'une partie de la population s'ajoute une autre querelle car personne ne veut payer les frais de l'expertise ! Ni la Fabrique qui a obtenu gain de cause, ni les opposants qui ont été déboutés !
Le sieur Jean-Pierre Charles, commissaire et responsable du groupe d'experts en avait avancé l'argent . Une requête du 17 décembre 1788 , envoyée à la Fabrique de Beaumont reste lettre morte ...
Comme le décès du sieur Charles n'éteignait pas la dette!
son fils
réclamât son du . Hélas ! les charges de la Paroisse excédait ses recettes dans les comptes de 1790 et le fils de l'ancien procureur du Roi réclamait toujours et en vain, les 300 Livres qui lui
étaient dues !
Marie-Camille Svetovidoff
●ADVO Extrait des registres du Parlement sur parchemin, G472
●● Gestionnaire des finances de la Paroisse
●●●Administration par les laïcs d'une Paroisse