Incroyables et merveilleuses au Palais-Royal
Dans ce dernier roman "Merveilleuses", paru en novembre 2011 chez Albin Michel, Catherine Hermary-Vieille conte la vie de quelques jeunes filles de la bonne société de l'Ancien Régime qui sortant de l'adolescence à la période révolutionnaire sont devenues les icônes des « Merveilleuses ». Avec les Incroyables elles défrayent la chronique pendant une décennie jusqu'à ce que Bonaparte devenu premier Consul ne tolère plus les débordements de cette jeunesse folle.
Ces jeunes femmes s'appellent Rose Tascher de la Pagerie, plus connue sous le nom de Joséphine future impératrice, Thérésia Cabarus, célèbre sous celui de madame Tallien. C'est le monde d'une jeunesse écrasée sous le poids de la Terreur dont elle a connu et souffert les prisons, échappant à la mort de justesse et pour qui la vie retrouvée ne peut être que jouissance et folie. C'est un monde de privilégiés qui dépense et s'endette pour posséder tout ce qu'il y a de mieux, de beau, d'inutile à côté du peuple qui vit dans une extrême pauvreté. C'est aussi un monde politique corrompu qui les entoure et qui va devoir laisser place à un petit homme sec et déterminé, Napoléon Bonaparte. Époux de Joséphine, il fera cesser toutes ces extravagances, séparant autoritairement Joséphine et Thérésia, sa meilleure amie.
Pour notre histoire beaumontoise, la petite anecdote suivante montrera encore une fois que le monde est bien petit. Madame Tallien a eu plusieurs enfants de différents pères dont un fils naturel du banquier Ouvrard. Ce fils Jules épousera Adèle de Lesseps, sœur aînée de Ferdinand l'homme du célèbre canal, lui-même cousin des de Lesseps qui habitèrent non loin de l'église de Beaumont au milieu du XIXe siècle.
M.C.S.
Le roman est à la bibliothèque municipale de Beaumont sur Oise