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 Philippe Auguste traversant la Loire

 

 Philippe-Auguste (Enluminure)

 

 

 

Jean de Beaumont mort sans postérité, son plus proche parent se trouve être le  petit-fils de son dernier frère, Thibault de Beaumont qui porte le titre d'avoué d'Ully. Celui de comte de Beaumont lui revient de droit. Or, ses  tantes, les sœurs de son père, Béatrice et Marie de Beaumont ont à elles deux six garçons pour lesquels, elles réclament une part du comté. La cour du roi Philippe-Auguste se réunit à Vernon sous la direction de Louis son fils, au printemps 1223 et juge que le comté doit revenir au seul Thibault.

 

Cependant, résolus à faire triompher son point de vue, chacun des héritiers présomptifs avait passé un accord avec le roi de France, lui abandonnant tous ses droits sur le comté. Manœuvre habile pour faire pencher la décision de la justice royale en sa faveur ou réussite de la diplomatie capétienne qui souhaitait acquérir le comté de façon avantageuse ? Toujours est-il qu'aussitôt prononcée la décision de justice, Thibault cède au roi cet héritage au terme d'une charte passée à St Germain en Laye dès le mois d'avril 1223. Il en reçoit quelques compensations avec des villes comme Bornel ou Méru dont il garde les revenus auxquels s'ajoutent une rente de 7000  Livres parisis. Il n'est pas impossible de penser que Thibault, de son côté, avait prévu cet arrangement avec le roi, ne se sentant pas de taille à lutter contre ses cousins.

 

Certaines terres du Comté appartiennent à l'évêque de Beauvais et à l'abbaye de St Denis. Il ne peut être question pour le roi de rendre hommage à ses propres vassaux. Il se fait céder leurs possessions locales en échange de compensations pour lesquelles l'évêque Milon de Beauvais le remercie chaleureusement au nom de son chapitre par courrier spécial. L'abbé de Saint-Denis de son côté, s'empresse d'abandonner ce que possède son abbaye et ne demande que de garder pour lui un droit de pêche dans les deux étangs de Saint-Martin du Tertre. Il recevra de surcroît la jouissance de la maison qui s'y trouve avec son verger et cinq arpents de bois.

 

 

Et c'est ainsi qu'à tout jamais les comtes de Beaumont disparaissent de leur immense domaine

 

Marie-Camille Svetovidoff

  

 

Sources : Paul Bisson de Barthélémy, Histoire de Beaumont sur Oise, 1958

 

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Tag(s) : #HISTORIQUE
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