Amanita muscaria
NOMS VULGAIRES : français: Amanite
tue-mouche, Agaric aux mouches,
fausse oronge, tue-mouche, Amanite
mouchetée.
Cette Amanite s'observe assez communément surtout sous les bouleaux, mais également sous les conifères, épicéas et sapins, mélèzes, pins, à la fin de l'été et surtout en automne, sur sols calcaires aussi bien que cristallins.
De toutes les Amanites d'Europe, c'est assurément la plus magnifique, à cause de la couleur rouge vif du chapeau (6-20 cm) moucheté d'écailles blanches, puis jaunâtre pâle; toutefois, une forte pluie peut le faire virer à l'orange et le dénuder presque complètement, si bien qu'il peut ressembler alors à l'oronge vraie, dont elle est cependant toujours facile à distinguer . la marge est courtement cannelée, la surface humide-brillante. Le pied est plus svelte que celui de l'oronge (12-25 x 1-2,5 cm) fortement renflé en un bulbe à la base, blanc ou légèrement crème, plus ou moins floconneux, et présente au niveau du bulbe des cercles concentriques de verrues provenant du voile universel; l'anneau est ample, pendant, détaché, blanc ou jaunâtre pâle, pelucheux au bord.
La chair est assez ferme, blanche, généralement jaune sous la cuticule du chapeau. Les lamelles sont serrées, inégales, blanches ou teintées de crème citrin clair.
Spores blanches, non amyloïdes, 10-12 x 6-7 j..l. elliptiques.
C'est une espèce vénéneuse, produisant une intoxication de type atropinien (il s'agit surtout de troubles nerveux, ivresse apparente, etc.), mais elle n'est pas très dangereuse, et est même consommée dans certaines régions (Italie) à peu près impunément; on pense que la substance vénéneuse, la mycoatropine, est surtout , concentrée dans la cuticule du chapeau.
Il n'en est pas de même pour les mouches: il suffit d'abandonner sur une table un exemplaire de cette Amanite pour voir le lendemain des mouches inanimées tombées tout autour. Dans certaines régions, on s'en sert même de piège à mouches en enduisant le chapeau de sucre.
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SYLVIE ET GG