Abbaye cistercienne situé sur la commune du Thoronet dans le Var (entre Le Luc et Carcès), classé depuis 1840, elle fait partie des " 3 sœurs provençales". Les deux autres sont Sénanque dans le Vaucluse et Silvacane dans les Bouches-du-Rhône.
Fondée en 1160 en Provence par une vingtaine de moines, prospère jusqu’au 14ème siècle, vendue comme bien national en 1791, elle fut rachetée par l’état en 1854 et grâce à l’intervention de Prosper Mérimée, elle échappa à la ruine.
L’exploitation de la bauxite à côté et en dessous faillit la détruire en détournant les rivières qui l’alimentaient en eau, entraînant des glissements de terrains qui ont détruits une partie de l’abbaye.
Il a fallu la consolider et la restaurer et elle est toujours sous très haute surveillance.
Le clocher en pierre est caractéristique du dépouillement cistercien.
L’abbatiale est maintenant utilisé en juillet pour les rencontres de musiques médiévales car elle possède une acoustique particulière utilisable seulement pour des chants lents tel les chants grégorien.
Le cloître magnifique est très dépouillé comme dans toutes les abbayes cisterciennes.
On peut encore admirer les lavabos collectifs qui servaient aux ablutions des moines.
La salle capitulaire qui laissait entrer peu de lumière, suffisante cependant pour travailler.
Les celliers et les granges dont certains sont en ruine aujourd’hui.
Cet oratoire est l’ancien bâtiment des Convers, laïcs travaillant pour les moines de l’abbaye. Ils s’occupaient de l’élevage des moutons dont les peaux permettaient de fabriquer des parchemins car les moines étaient végétariens selon la règle cistercienne.
Quelques plafonds et salles voûtées…
Peu de sculptures sur les colonnes.
Les chambres étaient très simples comme vous pouvez le voir ici.
Dans les jardins, une jolie fontaine très souvent asséchée.
En ressortant, nous pouvons admirer la porte de Lorgues, qui protégeait l’entrée de l’abbaye entourée de murs. Cependant, cette protection servait peu contre les hommes mais plutôt contre les animaux sauvages qui peuplaient la forêt.
Cette abbaye, situé au milieu d’une forêt de chênes vert, mérite le détour. Si vous descendez dans le Midi, et surtout si vous êtes amateur de musiques anciennes, réservez car le festival affiche toujours complet !
Benoît LEBORGNE