Profitant d’une météo favorable vers la fin Novembre il y a quelques années, nous sommes partis courageusement dans l’après-midi voir les magnifiques falaises d’Etretat en Normandie.
Malgré un ciel couvert et une mer agitée, nous avons commencé la visite par le bord de mer.
Les falaises entourent le centre- ville ; elles sont très escarpées et très attaquées par la mer et les vagues qui se déchaînent tout l’hiver et malgré quelques protections en béton, elles reculent inexorablement.
Une petite chapelle domine la ville.
Mais le soleil fait enfin son apparition et nous décidons de monter en haut de la falaise pour avoir un panorama magnifique et un coucher de soleil exceptionnel. Nous n’avons pas été déçus ; la météo du jour était fiable ! Longeant la plage de sable et de galets, nous sommes passés devant quelques barques de pêche mises au sec pour l’hiver et une ancienne barque transformée en petite maisonnette.
Puis au bout de la plage, devant un vieux blockhaus datant de la dernière guerre, nous avons pris un escalier et commencés à gravir les falaises par un petit chemin escarpé.
Il ne faut pas avoir le vertige, mais ce magnifique point de vue se mérite ! Un petit promontoire aménagé, creusé en parti dans la falaise m’a rappelé un livre de mon enfance, « l’aiguille creuse » avec Arsène Lupin, le fameux héros de Maurice Leblanc.
Le panorama était superbe et la lumière du couchant transformait le paysage et les couleurs chaudes nous réchauffaient le corps.
Mais il fallait redescendre avant la nuit car le chemin pouvait devenir dangereux.En arrivant sur la plage, la nuit était tombée mais les éclairages et la couleur du ciel étaient inoubliables.
Nous sommes donc retournés diner à notre hôtel, qui est une magnifique maison médiévale déplacée et reconstruite ici au 19ème siècle.
Juste à côté, nous se trouvent les halles anciennes avec une charpente magnifique.
Au petit matin, après une dernière promenade sur la plage et dans la ville, accompagné seulement par quelques goélands,
nous sommes repartis vers Fécamp pour une autre visite en gardant cette soirée au fond de notre cœur.
Benoît LEBORGNE