Tous les commerces
ferment les uns après les autres remplacés par des banques ou des agences immobilières. Les petites entreprises disparaissent. C'est le cri général et le triste sort de nos banlieues. Voilà de
quoi nous faire rêver aujourd'hui lorsqu'on jette un coup d'œil sur les années 1800 /1850 à Beaumont /Oise.

Pas moins de 23
couturières exercent à Beaumont en 1840. Deux chapeliers, 11 tailleurs, une modiste, un plumassier, un tisserand, une blanchisseuse, une teinturière et 2 lingères complètent ces métiers du
vêtement .
«Les métiers de bouche sont peu nombreux » peut-on lire dans La vie tumultueuse du Lieutenant-Colonel Philippe Dervillé1. On ne compte
que 7 charcutiers, 6 bouchers,9 boulangers, 2 pâtissiers et un laitier 
1/Fabrice Millereau, Edition des Etannets, 2005,
p.141
Il y a des
tourneurs, des cordiers, des serruriers, des ferblantiers, tous utiles pour les autres métiers. L'artisanat de luxe y a sa place également avec 9 bijoutiers ou orfèvres, 3 horlogers, 2
perruquiers. Deux fabriques de boutons et une de parapluie fournissent des emplois localement et une cordonnerie parmi les 37 que compte la ville emploie 5 personnes. De multiples ateliers de
passementerie en font aussi la renommée .
Tous les métiers du
bâtiment y sont représentés : aux 23 maçons s'ajoutent peintres et vitriers. «Il est possible de faire construire sa demeure en utilisant uniquement les compétences
locales ».op.déjà cité. Même un tailleur de
pierre exerce à Beaumont. On trouve des matelassiers, des fabricants de chandelles, tous les métiers du cuir allant de l'équarrisseur au
corroyeur. Même le marchand de peaux de lapin exerce dans la ville.
Certes les normes sécuritaires n'étaient pas celles qui ont cours aujourd'hui, la vie n'était pas facile mais on rêve à voir le nombre de ces artisans qui n'existent plus.