
Une terreur bien compréhensible frappe les habitants de Beaumont /Oise quand fut déclaré le premier cas le 20 avril 1832. « La rigueur avec laquelle ce redoutable fléau a gagné Beaumont/Oise doit être attribué d'abord à l'insouciance des habitants des campagnes ensuite à la disposition vicieuse des habitations rurales, la plupart construites sans aucune observations des lois hygiéniques. Froides, humides, mal éclairées, sans ouvertures suffisantes pour renouveler l'air et souvent entourées de fumier et de cloaques où se décomposent des substances végétales et ..........animales [...]. A Beaumont/Oise, on a aussi relevé la saleté des rues et le manque d'hygiène à la fontaine où les ménagères avaient coutume de laver le linge, rendant l'eau impropre à la consommation. On émit l'idée d'établir un bateau-lavoir qui permettraient d'interdire les lavandières à la fontaine. On interdit aussi aux bouchers et charcutiers de dépecer leurs bêtes devant leur boutiques comme ils avaient coutume de le faire, ce qui causait saleté et forte pestilence.
Mais les mauvaises habitudes sont lentes à éradiquer malgré la vigilance du garde-champêtre 1».
En 1832, sur les 37 habitants atteints de choléra à Beaumont/Oise, 18 en moururent .
Les conditions actuelles sont bien différentes.
Les rues sont propres♦.
Il nous est demandé aujourd'hui :
de nous laver les mains souvent - nous disposons de l'eau courante-
d'éternuer dans un mouchoir mais il est jetable !
Marie-Camille Svetovidoff
1Millereau Fabrice, Extrait Des guerres napoléoniennes à la mairie de Beaumont-sur-Oise, Edtion des Etannets, 2005; p.142
♦Propres au regard de ce qu'elles étaient en 1832 cela va sans dire !