Dans la tour carrée Renaissance, bâtie après la guerre de Cent ans, les cloches sont installées à
vingt-cinq mètres du sol. Une première fois brisées, elles sont remplacées et l'on procède en grande cérémonie au baptême de ces nouvelles cloches en 1692. Les parrains et marraines sont des
notables de la ville qui occupent par ailleurs des fonctions auprès du roi.
Un siècle plus tard, la grande énergie des sonneurs cause probablement tous les déboires des cloches et du clergé car il faut en faire fondre d'autres et procéder à un nouveau baptême qui a lieu au cours d'une magnifique célébration en 1785. Les nouvelles venues ont un nom, toujours emprunté à leurs illustres parrains. Dorénavant ce sont Laurence Antoinette, Christophe, Augustine et Clémence qui appelleront les fidèles aux offices.
Elles auraient du sonner pour fêter la signature de la première Constitution du Royaume mais l'effort de
guerre en a décidé autrement. Le 15 août 1792, les cloches de l'église, sauf une et des chapelles alentours sont fondues pour en faire deux canons. .
Lorsqu'en 1827, Charles X vient « visiter ses sujets », la seule cloche qui reste sonne à toute volée et .....se fêle, à son tour.
L'église ne peut alors s'offrir qu'une seule cloche, baptisée Antoinette-Pulchérie qui,... se fêle
elle aussi en 1909.
Remplacée par trois nouvelles cloches que les
autorités locales, laïques et religieuses inaugurent le 18 décembre 1910, elles porteront cette fois des noms illustres dans la chrétienté et désormais
Jeanne d'Arc sonnera pour la Gloire,
Geneviève sonnera pour la Paix
et Blanche de Castille, sera
réservée pour les mariages et les baptêmes.
source Paul Bisson de Barthélémy, HISTOIRE DE BEAUMONT/OISE, 1958, p.533